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CHANGEMENT DE PROGRAMME


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Il y a quelques semaines deja que notre nouveau programme est arrete et je m’apercois que je n’en ai pas parle” “publiquement”.

Pour des raisons tenant essentiellement a la scolarite et a la vie “sociale” de Bastien, nous avons decide de rentrer en septembre pour une annee scolaire et de repartir en juillet 2010 si l’envie est toujours la bien entendu.

Malucat restera a Antigua dans une societe de location qui se chargera de veiller sur lui, de l’entretenir et de lui trouver des occupants. Nous le retrouverons l’ete prochain pour d’autres aventures, probablement en Colombie ou en Amerique Centrale (Costa Rica) avec un equipage qui reste a constituer. Avis donc aux amateurs …

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Laisser Malucat en location ne nous enchante pas bien sur, mais le laisser a quai quelque part sans surveillance serieuse et avec des frais importants serait pire encore. En fait, l’ ideal serait de trouver des candidats au voyage pour un an ou plus, du moment que nous pourrions en profiter en juillet-aout. L’ idee de location longue duree ou meme de co-propriete nous seduit beaucoup plus que la societe de location. Souvenez-vous, c’ etait le projet de depart… Avis encore aux amateurs…

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Nous avons d’autres projets, plus ou moins farfelus qui n’ aboutiront probablement jamais, mais je vous les livre quand meme:

- achat d’un terrain a Antigua et construction d’ une maison

- installation d’un cabinet dentaire a Antigua, travail a temps partiel ou meme partage entre Nice et Antigua

- scolarite de Bastien dans une ecole internationale a Antigua

Voila les quelques pistes que nous suivons.

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Antigua

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Antigua nous a conquis dès le 1er jour. Située à seulement 50 Mn au nord de la Guadeloupe, elle est restée pourtant très « british », n’ayant jamais été conquise par les Français.

Nelson en avait fait sa base pour sa flotte aux Caraïbes et son « repaire » a été récemment restauré. Imaginez  l’aristocratie britannique des West –Indies perpétuant les traditions navales de l’Empire  dans ces murs où rôde encore le fantôme de Nelson et vous aurez une image assez précise d’English Harbour, véritable chef d’œuvre d’architecture de guerre du XVIII ème  siècle.

Jolly Harbour à l’ouest est en plein développement, c’est le nouveau Port Grimaud des Antilles, où chaque maison possède son quai au bord de la lagune très bien abritée. De cet ancien marécage insalubre, les promoteurs sont en train de réaliser un ensemble tout à fait remarquable. Les mauvaises langues dénonceront un ghetto pour riches dans un océan de pauvreté et les écolos diront que le bétonnage du site naturel l’a défiguré.

J’imagine que les économistes répondront que le pays a besoin des investissements des étrangers fortunés et qu’on ne les attire pas avec du vinaigre ! De même, on répondra aux écolos que seuls les moustiques ont souffert dans ce projet, puisqu’auparavant cette zone marécageuse  servait de déversoir après les pluies diluviennes et de nursery  pour les moustiques.

Cela dit de nombreux projets immobiliers sont en cours de réalisation sur Antigua. Les écologistes sont très attentifs et ils ont raison : pour l’instant, développement et écologie semblent avoir trouvé un équilibre… Vigilance… Nous avons eu connaissance de quelques projets  scandaleux que les écolos ont fait échouer. Bravo!

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Nous devons avouer qu’Antigua nous plait au point d’envisager  l’achat d’un terrain sur l’Ile de Jolly Harbour et d’y construire une maison. L’avantage immédiat est que nous aurions une base d’amarrage sûre pour Malucat, l’autre étant bien entendu un endroit de vacances de rêve : golf, tennis à volonté, ambiance anglo-saxonne policée, innombrables plages de sable blanc  (la pub nous annonce 365 plages, 1 par jour !).

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Le développement à Antigua est très loin d’atteindre celui d’autres îles, les pessimistes disent qu’il n’y a rien à faire et qu’on s’y ennuie à mourir, les optimistes  vous disent que tout est à faire et que les possibilités d’entreprendre sont infinies… Avis aux amateurs…

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Une anecdote pour terminer. Nous passions une nuit au mouillage dans une crique déserte, en face d’une plage paradisiaque quand, au réveil, nous avons vu des traces de tortue luth qui était venue pondre pendant la nuit. Nous essayerons d’y revenir pour la naissance des centaines de petites tortues et de les protéger des prédateurs sanguinaires… On vous tiendra au courant en cas de succès !

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Martinique, Dominique et Guadeloupe

Nous sommes arrivés à la gigantesque Marina du Marin à la Martinique sous des trombes d’eau, rien d’autre à faire qu’attendre et rester sur le bateau ou descendre à quai s’incruster l’après-midi dans un bar où internet est gratuit pour les consommateurs. La pluie a occasionné des inondations et des éboulements, la vie s’arrête, tout est fermé, les magasins, le Mac Do, la poste, même l’aéroport. Nous attendons nos amis Guylaine et  Alain dans deux jours et le désalinisateur  est en panne ainsi que la machine à laver qui ne rend plus aucun service sauf l’essorage.

A leur arrivée, tout est rentré dans l’ordre sauf pour la machine à laver… il pleut toujours un peu mais nous pouvons entreprendre la visite de l’île, tel la Rhumerie Clément et nous promener sur les jolies plages de sable blanc.

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Cependant, nous ne nous attardons pas, il y a tant à voir et il faut bien naviguer un peu. Nous partons donc pour la Dominique. Notre ami Gérard nous accompagne sur Callypige.

En souvenir du bon veux temps, des randonnées du dimanche à vélo et des entrainements triathlon, nous décidons d’aller en courant ou à vélo (puisqu’il n’y a que 4 vélos pour 5) dans un lieu très touristique où tous les autres visiteurs et surtout les  croisiéristes  fraîchement arrivés du matin sur leur gros paquebot vont eux en minibus.

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 Nous sommes partis sous la pluie sur les pentes de la petite route menant aux magnifiques cascades de Trafalgar dans le Parc National. La balade est belle mais les vélos déjà mal en point, n’y résisteront pas.

Nous les apporterons donc au Décathlon de la Guadeloupe pour une grosse révision…  Là encore, ce fut épique. Alain s’en souviendra sûrement, lui qui avait hérité du vélo à une pédale. Luc, guère mieux loti avait le vélo sans chaîne. Bastien et moi supportions de moindres problèmes. Ne connaissant pas la route et n’ayant à certains moments pas le choix, nous longeâmes la voie rapide, côté route et derrière le parapet dans les herbes folles. Le retour s’effectua à la nuit tombée par le même chemin mais cette fois en courant. Bon !  Tout ça fait des souvenirs et quelque chose à raconter. De même notre dîner chez l’habitant dénommé «Ti-punch » à Roseau  (La Dominique).

J’allais oublier de vous parler des Saintes, ces petites îles au sud de la Guadeloupe. Nous y avons  beaucoup apprécié notre passage. Le mouillage calme, le village du Bourg nous a rappelé les villages méditerranéens de bord de mer avec ces jolies boutiques, sa place de la mairie, sa petite église…  

 En remontant la rue principale, Luc est tombé nez à nez avec l’acheteur de son premier cabinet de Malaussena , celui-ci vient  de s’installer aux Saintes. Le monde est petit c’est bien connu…

Nous avons quitté la Guadeloupe aussi rapidement que nous l’avions fait pour la Martinique afin de remonter  jusqu’à Antigua. Mais là, je m’arrête puisque Luc va vous en parler…

Je reviens donc sur les îles que nous avons passées un peu rapidement, nos départements français ne nous ont pas fait une grande impression, peut-être pensions nous retrouver la métropole ?… A priori, nous sommes loin de pouvoir trouver les services de celle-ci et d’en bénéficier mais ne jugeons pas trop vite, à la fin de l’été, nous vous en reparlerons.

Je tenais aussi à vous dire que dans le catalogue des pannes que nous subissons régulièrement, nous comptons celle de l’appareil photo, ne vous étonnez pas du manque de qualité des photos dernièrement prises et de celles à venir (pour un temps indéterminé) notre seule possibilité reste la fonction photo de la caméra …

 

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LES CARAIBES

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Nous arrivons enfin dans des eaux claires, après 6 mois passés dans les eaux troubles du Brésil et de l’Amazonie. Trinidad, Tobago, Grenade, Les Grenadines,Tobago Cays, Saint Vincent, Sainte Lucie… des îles qui nous ont fait rêver et que nous découvrons les unes après les autres au rythme d’une île tous les 2-3jours et des navigations de quelques heures à chaque étape.

pecheur-heureuxLa vie tourne autour des activités de mer : baignade, pêche, plages de sable blanc… Marie-laure bien sûr est moins enthousiaste que Bastien et moi et attend impatiemment la Martinique où nous retrouverons la francophonie et … nos amis Guyslaine et Alain qui viennent passer 15 jours avec nous.

En entrant dans les Caraïbes, nous entrons également dans la zône d’influence américaine. Le dollar est roi et les prix s’envolent. Fini la vie facile du Brésil et notre euro superstar ! Désormais nous comptons…  surtout là où le tourisme est très développé.marchandage-pour-des-pommes D’autres îles sont restées plus authentiques, à l’écart (pour l’instant) des touristes : nous les préférons bien sûr, les habitants y sont plus simples et moins « roublards », la vie plus tranquille.

Toutes les îIes des Petites Antilles se ressemblent beaucoup, nous y retrouvons la même végétation luxuriante, le même relief façonné par l’activité volcanique, les mêmes habitants, la même culture…cascades-geothermiques Une île, cependant, mérite une description spécifique parce qu’un point de son histoire m’a paru édifiant. Il s’agit de Tobago Cays, petit archipel des Grenadines qui vivait de pêche, mais très peu de tourisme, par manque d’infrastructure hôtelière. Il y a quelques années, l’archipel a été classé réserve naturelle avec interdiction en particulier de pêcher les tortues. Ces mêmes tortues qu’on massacrait  (pour un peu de viande des épaules et des cuisses) ont depuis élu domicile aux Tobago Cays.bastien-gets-a-free-ride Nager dans une eau transparente au milieu de dizaine de tortues peu farouches est un véritable enchantement.

Les Tobago Cays vivent maintenant d’un peu de pêche et de beaucoup de tourisme, même sans infrastructure hôtelière. Tout le monde semble y avoir gagné : les tortues  (sic), les habitants, les touristes et même les écologistes.

A méditer…  Peut-être les premiers à y réfléchir devraient être nos chasseurs… Imaginons de nous promener en forêt où il y aurait autant d’animaux que de tortures aux Tobago Cays. C’est pas possible, je délire … !?

 

 

 

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SURINAM

la-hollande-en-amazonie_resizeAvant de quitter le continent pour les Caraïbes, nous avons pensé qu’une dernière étape sur notre route pourrait nous amener au Surinam. La découverte mais aussi l’intérêt d’une halte dans notre navigation initialement de 4 jours nous a motivés. Nous avons bien fait ! Dans le post sur la Guyane, Luc vous parle du Surinam en termes élogieux. Il est vrai que cette ancienne colonie hollandaise indépendante depuis 1975 semble avoir gardé le meilleur du temps de la colonisation et évolué favorablement ces dernières années tant sur le plan économique que social.  Ce petit pays est surprenant par sa diversité, ici se côtoient Hindous, Noirs Marrons, Créoles, Chinois, Amérindiens, Javanais, quelques européens et autres. La mosquée et la synagogue se touchent ou presque, une grille les sépare, toutes les religions sont représentées dans la plus grande tolérance.                          

Le long des rues, des commerces encore des commerces, on trouve de tout ici et surtout de la contrefaçon, des sacs, des bijoux, des vêtements, certaines grandes marques de friandise ont même été copiées… shopping-sous-la-plue_resizeOn peut en être outré, catastrophé  et pourtant rester admiratif devant des finitions parfaites et même être tenté d’acheter en se disant que l’observateur moyen pensera que c’est un « vrai »… (Soyez rassurés nous avons su résister)  Pour couronner le tout, les prix sont ridiculement bas : 1€ = 3,69 SRD (dollar surinamien).

Les plaisirs de s’arrêtent pas là, puisque nous sommes dans un pays moderne où de grands hôtels ont vu le jour et nous pouvons bénéficier des infrastructures de l’un d’entre eux  notamment des cours de tennis pour la plus grande joie de Bastien.  

Nous ne nous pouvons nous attarder plus longtemps, à notre arrivée, la police nous a donné l’autorisation de rester sans visa pendant  48 h, nous quittons donc Paramaribo, la capitale, ses belles demeures hollandaises pour  voguer  vers les eaux claires des CARAIBES.