SALVADOR (suite)
Nous attendions beaucoup de la découverte du Brésil et de Salvador, sa capitale du Nord-Est. Comme vous, les images que j’avais en tête avaient pour noms Senna, Massa, Kuerten, le carnaval de Rio … ou plus sérieusement, écononomie de marché en plein essor, autosuffisance en carburant grâce au bio éthanol. Il restait à vérifier le bienfondé de ces préjugés.
Notre premier contact est la marina “haut de gamme” où nous nous amarrons:yachts grand luxe, club house chic, sanitaires en marbre, boutiques et commerces n’ayant rien à envier à ceux de la Côte d’Azur …
En sortant de la marina, des favelas bordent le littoral jusqu’au centre-ville et c’est un tout autre monde qui s’offre à nous: la misère absolue, la saleté, l’oisiveté, la délinquance, la violence…
Ces 2 mondes sont côte à côte, dans un même pays, mais semblent étanches l’un à l’autre, sans échange ni mélange. L’un est blanc, l’autre noir. Où que nous allions dans Salvador, c’est le même constat : on passe d’un monde à l’autre sans transition. C’est à croire que les classes “moyennes” n’existent pas, mais pire, nous avons l’impression qu’il n’y a pas de passerelle pour ceux “d’en bas”. Bien entendu, c’est caricatural, la vérité est probablement plus nuancée, ce sont des impressions, n’oubliez pas!… En tout cas, même dans cet état d’insécurité permanent un esprit de carnaval quotidien semble habiter les Brésiliens. La vieille ville est le théâtre de danses et concerts populaires tous les soirs.
Les 15 premiers jours se passent en réparations diverses avec des professionnels… brésiliens qui ne parlent que portugais pour la plupart. Chaque chose prend 10 fois le temps ordinaire, les RV ne sont pas tenus. Nous sommes habitués dorénavent mais l’apprentissage de ce nouveau rythme a été difficile.
En attendant les enfants, nous changeons de marina pour nous rapprocher du centre ville. Avantages : nous n’avons plus le coupe-gorge à traverser, nos finances se portent mieux et la vie de tous les jours est facilitée. Seul point noir qui dure : notre portugais est toujours aussi lamentable!
CLEMENTINE ET BASTIEN REJOIGNENT MALUCAT
Leur arrivée, très attendue est l’occasion pour nous d’aller explorer l’intérieur de l’état de Bahia. Notre choix se porte sur une ancienne région d’exploitation minière (diamants - pierres semi-précieuses etc…), à 350 km de Salvador, appelée Chapada Diamantina, aujourd’hui reconvertie en parc national.
Départ en bus de nuit, 3 jours de découverte en 4×4, à pied, en pirogue, à visiter une région étonnante par la variété de ses paysages, à côtoyer des Brésiliens très sympathiques qui ne s’offusquent pas de notre portugais et qui font tout pour nous rendre le séjour agréable. Vous l’aurez compris, nous sommes rentrés enchantés de ces 3 jours. Le mieux est d’aller voir les photos du site, elles parlent mieux que moi!
La découverte de “ce Brésil profond” nous réconcilie avec ce pays, même s’il faut rester prudent sur ces impressions isolées. C’est comme si des Japonais découvraient la France en visitant Saint-Lary et le Parc National du Néouvielle!
c’est super..on voyage grâce à vos récits! Vous devez être comblés de vous retrouver au complet. Grosses bises à Bastien et Clémentine !!
un bonjour depuis Avignon d’où je suis votre aventure, en tant que marin je croise les doigts,en signe de bonne chance, je revois Clémentine en belle jeune fille. et M.L toujours aussi charmante Bien amicalement à vous