DEPART POUR MORRO DE SAO PAOLO
Nous quittons Pier Salvador, la marina où nous étions depuis 3 jours, endroit calme en dehors de centre mais de ce fait loin de tout avec une connexion Internet des plus mauvaises.
Nous partons dans la matinée un peu tardivement pour naviguer vent contre jusqu’à Morro qui est en temps normal à 6 H de Salvador. Nous décidons de nous arrêter en route au sud-ouest d’Itaparica à Cachas-Piegos. Pour nous abriter, nous devons passer dans une eau peu profonde, nous suivons scrupuleusement les way-points indiqués sur le guide nautique. Hélas pour nous, les bancs de sable ont bougé, les Way-points ne sont plus très justes, le vent souffle du sud-ouest on nous dira plus tard que c’était tout à fait défavorable. Nous voyons les vagues déferler, où passer ? chacun scrute à la recherche d’un espace calme. Trop tard, nous avons touché, 2 minutes plus tard nous sommes posés sur le sable, les vagues s’écrasent sur le pont, l’eau passe par les hublots que nous n’avons pas fermé à temps. Pas de quoi paniquer quand même, il n’y a que 90 centimètres d’eau, les moteurs à fond, la marée remontant, nous finissons par pivoter et retrouver assez de profondeur pour repartir. OUF ! Plus de peur que de mal. Quoiqu’il en soit, pour repartir nous attendons la marée haute le lendemain matin et après une nuit et un début de matinée paisible, à 11H30 tapant nous partons, un peu anxieux cependant, mais cette fois tout ira bien, nous passerons chahutés mais sans dommage.
Nous naviguerons encore vent contre au grand désagrément de certains, il faudra sortir la nautamine !
Enfin, à 17 H nous arrivons à Morro, c’est très beau, à 50 m du mouillage, une piscine naturelle et peu profonde offre aux plongeurs la vision d’une multitude de petits poissons multicolores. Nous resterons 5 jours à Morro, les 2 premiers jours se passeront sous la pluie. Tout est beaucoup moins beau quand il pleut, nous pataugeons dans les petites rues sablonneuses et la vie sur le bateau est moins agréable, l’humidité fait loi. Heureusement le soleil réapparait, à nous les jolies plages et les allées-venues dans les petites rues très touristiques où fleurissent les boutiques dans ce petit Saint-Tropez brésilien, les bars et boutiques pour touristes affichent leur prix spécial « Gringos ». Il faut tout négocier même quelques litres d’eau que l’on veut nous vendre à prix d’or… Mais nous nous en sortons bien grâce à un Français, Jean-Pierre, propriétaire d’un belle poussada (hôtel) juste à la sortie du débarcadère, nous serons d’ailleurs invité à un cocktail sur la terrasse implantée sur les remparts de l’ancienne forteresse portugaise. Nous resterons cependant un peu surpris par l’autre face de la ville, la moindre balade dans les rues plus reculées et dans l’intérieur de la petite presqu’île montre une autre figure, plus triste, plus sale avec de petites maisons mal foutues… Autres points négatifs : Internet et la Poste dont nous n’avons pas pu utiliser les services, aurions nous eu affaire à une employée peu coopérative ? Les devoirs du CNED de Bastien et Clémentine ont dû attendre ce qui nous a mis dans l’embarras. Mais finalement notre courrier est parti grâce à Bernard, tenancier d’un bar-crêperie, boulangerie et agent de voyage qui se rendait à Valencia une ville où nous irons nous même quelques jours plus tard.
Je ne ferai pas l’impasse sur un autre point noir : nous n’avons plus de cartes de crédit, lors d’un retrait automatique, les numéros et codes ont été enregistrés et sans jeu de mots, c’est ici monnaie courante. Notre compte a diminué de moitié, espérons que la banque nous remboursera sans trop de problèmes…
Nous reprenons notre voyage et partons pour Valencia en empruntant le Rio Una mais à cause du manque d’eau, nous devons nous arrêter à l’entrée de la ville, endroit peu accueillant, nous sommes ancrés entre la station service et les hangars à bateau et reposons dans la vase à marée basse et là, de gentils petits compagnons nommés moustiques ne cessent de festoyer à nos dépens. Nous ne fuyons pas la situation tout de suite, courageusement nous restons dans l’espoir de pouvoir faire repeindre sous les ailerons. A 50 mètres, un Anglais, Ralph construit les catamarans qui font la liaison entre les îles et nous aimerions bien profiter de son professionnalisme. Hélas, son planning est surchargé et nous devons abandonner l’idée. Au revoir Valencia et ses moustiques !
Nous avions pensé rentrer sur Salvador mais cela ne s’avère pas impératif car notre colis tant attendu n’est toujours pas là et nous souhaiterions trouver un endroit agréable pour passer les fêtes de fin d’année. C’est ainsi que nous arrivons à Barra Grande, village à la pointe nord d’une péninsule longue d’une vingtaine de kilomètres où nous irradions à vélo sur des pistes et chemins sablonneux, allant d’une plage de sable fin à des promontoires offrants de magnifiques vues. Nous y passerons Noël en compagnie d’un jeune couple de Niçois, Lorraine et Florian mais aussi Cédric, baroudeur et photographe, Arnaud qui ouvrira sa crêperie pour la saison dans deux jours et Bruno restaurateur chez qui la soirée se passe. Les festivités commenceront dans le calme, foie gras à l’honneur. La soirée se terminera au petit matin, la musique ayant attirée des dizaines de personnes sur la piste de danse couverte, il tombe des trombes d’eau !
Nous nous attardons à Barra Grande et en profitons pour faire des excursions à Marau et aux cascades de Tremembe situées à une quarantaine de kilomètres. Après 4 heures de VTT sur des chemins cabossés, sablonneux, sous la pluie ou le soleil ardent, nous fûmes récompensés par la beauté du site et par une eau fraîche revigorante. Moins courageux pour le retour, nous sommes rentrés par la rivière, sur un petit bateau de transport local, doucement au fil de l’eau…
Excursion moins agréable, nous avons dû faire un petit voyage à Camamu afin de remplir placards et réfrigérateur. Camamu, comme beaucoup de villes de petite et moyenne importance est réellement sans intérêt. Cependant, dans le soi-disant port au dessous de ses prétentions, nous avons trouvé l’aide inattendue de Paraguay, un jeune natif qui semble travailler où le travail se trouve et qui nous a servi de pilote pour notre retour à Barra Grande, nous avons pu ainsi serpenter sur la rivière sans encombre et surtout avec plus de tranquillité qu’à l’aller (Voir : Le côté Obscur : Camamu).
Et nous arrivons ainsi au jour de l’an, Barra Grande s’est considérablement transformé en quelques jours, une multitude de vacanciers venus principalement de Sao Paolo, Rio et du sud du Brésil ont envahi les plages et les rues, la musique est partout, sortant même des voitures, les haut-parleurs poussés au maximum, on danse et on boit toute la nuit. La moyenne d’âge ne dépasse pas 25 ans. L’ambiance est chaude… Nous avons fêté la nouvelle année dans un cadre enchanteur (maison d’architecte et magnifique jardin). Notre hôte, créateur d’une marque de vêtements de sport s de plage très connue au Brésil (Tent Beach) nous a accueillis chaleureusement au milieu de sa famille et de ses amis. A minuit, feu d’artifice sur la plage, c’était le moment de nous souhaiter mutuellement une bonne année 2009 et c’est aussi celui de vous souhaitez à tous NOS MEILLEURS VŒUX.
Bonne année à vous!Il faut bien rencontrer qqs difficultés!Cela permet de mieux apprécier les bons moments!Allez Luc,vous nous faites tjs envie.
Grosse bise Chantal
We wish you a very happy new year 2009.
May the coming year bring you many interesting and unforgettable experiences.
We will be following your voyage with great interest,
happy sailing!
Joan and Jean François