Antigua
Antigua nous a conquis dès le 1er jour. Située à seulement 50 Mn au nord de la Guadeloupe, elle est restée pourtant très « british », n’ayant jamais été conquise par les Français.
Nelson en avait fait sa base pour sa flotte aux Caraïbes et son « repaire » a été récemment restauré. Imaginez l’aristocratie britannique des West –Indies perpétuant les traditions navales de l’Empire dans ces murs où rôde encore le fantôme de Nelson et vous aurez une image assez précise d’English Harbour, véritable chef d’œuvre d’architecture de guerre du XVIII ème siècle.
Jolly Harbour à l’ouest est en plein développement, c’est le nouveau Port Grimaud des Antilles, où chaque maison possède son quai au bord de la lagune très bien abritée. De cet ancien marécage insalubre, les promoteurs sont en train de réaliser un ensemble tout à fait remarquable. Les mauvaises langues dénonceront un ghetto pour riches dans un océan de pauvreté et les écolos diront que le bétonnage du site naturel l’a défiguré.
J’imagine que les économistes répondront que le pays a besoin des investissements des étrangers fortunés et qu’on ne les attire pas avec du vinaigre ! De même, on répondra aux écolos que seuls les moustiques ont souffert dans ce projet, puisqu’auparavant cette zone marécageuse servait de déversoir après les pluies diluviennes et de nursery pour les moustiques.
Cela dit de nombreux projets immobiliers sont en cours de réalisation sur Antigua. Les écologistes sont très attentifs et ils ont raison : pour l’instant, développement et écologie semblent avoir trouvé un équilibre… Vigilance… Nous avons eu connaissance de quelques projets scandaleux que les écolos ont fait échouer. Bravo!
Nous devons avouer qu’Antigua nous plait au point d’envisager l’achat d’un terrain sur l’Ile de Jolly Harbour et d’y construire une maison. L’avantage immédiat est que nous aurions une base d’amarrage sûre pour Malucat, l’autre étant bien entendu un endroit de vacances de rêve : golf, tennis à volonté, ambiance anglo-saxonne policée, innombrables plages de sable blanc (la pub nous annonce 365 plages, 1 par jour !).
Le développement à Antigua est très loin d’atteindre celui d’autres îles, les pessimistes disent qu’il n’y a rien à faire et qu’on s’y ennuie à mourir, les optimistes vous disent que tout est à faire et que les possibilités d’entreprendre sont infinies… Avis aux amateurs…
Une anecdote pour terminer. Nous passions une nuit au mouillage dans une crique déserte, en face d’une plage paradisiaque quand, au réveil, nous avons vu des traces de tortue luth qui était venue pondre pendant la nuit. Nous essayerons d’y revenir pour la naissance des centaines de petites tortues et de les protéger des prédateurs sanguinaires… On vous tiendra au courant en cas de succès !