LES CARAIBES


Nous arrivons enfin dans des eaux claires, après 6 mois passés dans les eaux troubles du Brésil et de l’Amazonie. Trinidad, Tobago, Grenade, Les Grenadines,Tobago Cays, Saint Vincent, Sainte Lucie… des îles qui nous ont fait rêver et que nous découvrons les unes après les autres au rythme d’une île tous les 2-3jours et des navigations de quelques heures à chaque étape.
La vie tourne autour des activités de mer : baignade, pêche, plages de sable blanc… Marie-laure bien sûr est moins enthousiaste que Bastien et moi et attend impatiemment la Martinique où nous retrouverons la francophonie et … nos amis Guyslaine et Alain qui viennent passer 15 jours avec nous.
En entrant dans les Caraïbes, nous entrons également dans la zône d’influence américaine. Le dollar est roi et les prix s’envolent. Fini la vie facile du Brésil et notre euro superstar ! Désormais nous comptons… surtout là où le tourisme est très développé.
D’autres îles sont restées plus authentiques, à l’écart (pour l’instant) des touristes : nous les préférons bien sûr, les habitants y sont plus simples et moins « roublards », la vie plus tranquille.
Toutes les îIes des Petites Antilles se ressemblent beaucoup, nous y retrouvons la même végétation luxuriante, le même relief façonné par l’activité volcanique, les mêmes habitants, la même culture…
Une île, cependant, mérite une description spécifique parce qu’un point de son histoire m’a paru édifiant. Il s’agit de Tobago Cays, petit archipel des Grenadines qui vivait de pêche, mais très peu de tourisme, par manque d’infrastructure hôtelière. Il y a quelques années, l’archipel a été classé réserve naturelle avec interdiction en particulier de pêcher les tortues. Ces mêmes tortues qu’on massacrait (pour un peu de viande des épaules et des cuisses) ont depuis élu domicile aux Tobago Cays.
Nager dans une eau transparente au milieu de dizaine de tortues peu farouches est un véritable enchantement.
Les Tobago Cays vivent maintenant d’un peu de pêche et de beaucoup de tourisme, même sans infrastructure hôtelière. Tout le monde semble y avoir gagné : les tortues (sic), les habitants, les touristes et même les écologistes.